Pourquoi beaucoup de compléments allemands ne peuvent pas être vendus en Suisse
Le droit suisse (RS 817.022.14) fonctionne avec une liste positive fermée et des quantités maximales. Beaucoup de compléments de l'UE les dépassent ou contiennent des substances classées ici comme médicaments.
La réponse courte : beaucoup de compléments alimentaires allemands ne peuvent pas être vendus légalement en Suisse. La raison est juridique, pas une question de qualité : l'ordonnance suisse (RS 817.022.14) fonctionne avec une liste positive fermée et des quantités maximales contraignantes pour les vitamines et les minéraux. Des produits autorisés dans l'Union européenne dépassent souvent ces limites, et certaines substances actives sont classées ici comme des médicaments.
Pourquoi le droit suisse diffère du droit européen
En Suisse, les compléments alimentaires sont juridiquement des denrées alimentaires, pas des médicaments. Ils relèvent du droit alimentaire (LDAl, RS 817.0) et, dans le détail, de l'ordonnance du DFI sur les compléments alimentaires (RS 817.022.14). La Suisse reprend le droit européen de façon autonome : elle n'y est pas liée et s'en écarte sur des points décisifs.
Depuis le 1er juillet 2020, un modèle de quantités maximales contraignantes par dose journalière s'applique aux vitamines et aux minéraux. Ce qui figure sur la liste positive est autorisé, ce qui n'y figure pas ne l'est pas. On ne peut pas simplement ajouter de nouvelles substances. Ce système fermé est le cœur de la différence : un produit peut être parfaitement légal en Allemagne et rester non commercialisable en Suisse.
Quels produits sont concernés
Deux catégories échouent au test :
1. Les vitamines et minéraux surdosés. C'est exactement là que les multivitamines et les produits combinés sont le plus souvent touchés. Beaucoup de formules vendues dans l'Union européenne dépassent les quantités maximales suisses et ne sont donc pas commercialisables.
2. Les substances actives qui ne comptent pas comme denrée alimentaire en Suisse. Plusieurs substances vendues comme compléments dans des pays de l'UE sont ici restreintes ou classées comme médicaments :
| Substance | Statut en Suisse |
|---|---|
| Mélatonine | Médicament (ordonnance ou autorisation requise), pas en vente libre comme complément |
| Levure de riz rouge (monacoline K) | Non autorisée comme complément, agit comme une statine |
| 5-HTP | Classé comme médicament |
| Millepertuis (à dose efficace) | Médicament |
| Vitamine A à haute dose | Non commercialisable au-dessus de la quantité maximale autorisée |
Cette liste n'est pas exhaustive : elle montre le principe. Le cadre suisse est plus étroit, et commander à l'étranger en ligne revient à en sortir.
Ce que cela signifie pour les importations privées
Un produit commandé en Allemagne et non commercialisable en Suisse peut être retenu à l'importation. S'y ajoutent les points qui annulent souvent l'avantage de prix :
- Droits de douane et frais d'importation sur les envois venant de l'étranger
- Aucune base légale suisse : en cas de problème, c'est le droit étranger qui s'applique et le service cantonal de la consommation n'est pas compétent
- Aucun contrôle par rapport aux quantités maximales suisses : le dosage a été conçu pour un autre espace juridique
Un produit formulé et vendu en Suisse évite cette incertitude : il est conçu selon le cadre suisse, livré sans douane et sans importation privée, et son prix en francs ne porte pas 25 à 30 % de surcoût d'importation.
Où se situe base One
base One est formulé en Suisse et disponible ici de façon régulière : pas de commande à l'étranger, pas de douane. La formule utilise les formes actives de chaque nutriment et évite volontairement les substances qui se gênent entre elles à l'absorption. Acheter en Suisse, c'est acheter dans le cadre suisse.
Un complément alimentaire ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain.
Questions fréquentes
Puis-je commander des compléments alimentaires depuis l'Allemagne vers la Suisse ?
Importer de petites quantités pour son usage personnel est en général possible, mais pas sans risque : si le produit contient des substances non autorisées en Suisse ou dépasse les quantités maximales, il peut être retenu à la frontière. Les droits de douane et les frais d'importation s'appliquent.
Pourquoi ma multivitamine allemande n'est-elle pas disponible en Suisse ?
Le plus souvent parce qu'un ou plusieurs dosages dépassent le maximum suisse, ou parce qu'un ingrédient ne compte pas ici comme denrée alimentaire. Les multivitamines et les produits combinés sont les plus concernés.
Un produit suisse est-il automatiquement plus sûr ?
Juridiquement, il peut être contrôlé selon le cadre suisse : la liste positive, les quantités maximales et l'inspection cantonale des denrées alimentaires s'appliquent. C'est un point de départ différent de celui d'une importation directe, pour laquelle aucune autorité suisse n'est compétente.
Sources
- Ordonnance du DFI sur les compléments alimentaires, RS 817.022.14 (fedlex.admin.ch)
- Loi sur les denrées alimentaires LDAl, RS 817.0 ; ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels, RS 817.02 (fedlex.admin.ch)
- Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), compléments alimentaires (blv.admin.ch)
Cet article explique la situation juridique de façon générale et ne constitue pas un conseil juridique. Le texte de l'ordonnance applicable fait foi.