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Complément alimentaire suisse : ce que la loi garantit vraiment

Doses maximales, allégations autorisées, label Swiss made protégé : ce que le droit suisse garantit sur les compléments.

NUHO Fondateur, nuho · Thérapeute en micronutrition
·3 min de lecture

Entrez dans n'importe quelle pharmacie : les rayons alignent des compléments fabriqués aux États-Unis, en Allemagne, en Chine ou en Inde, sous des règles qui n'ont presque rien en commun. Trois mots sur une étiquette : Swiss made : passent souvent pour un argument de qualité en soi. Ils valent quelque chose de réel. Encore faut-il savoir exactement ce que la loi garantit : et ce qu'elle laisse entièrement au fabricant.

À retenir
  • En Suisse, un complément alimentaire est réglementé comme une denrée alimentaire : doses maximales contraignantes et liste fermée d'allégations autorisées.
  • Aux États-Unis, la FDA doit prouver qu'un produit est dangereux après sa mise en vente ; en Suisse, le fabricant répond de la conformité avant.
  • « Swiss made » est protégé par la loi : l'étape essentielle de fabrication et 60 % des coûts de production doivent être suisses.
  • Ce qu'aucun label d'origine ne garantit : les formes et la philosophie de dosage. Cela se lit dans la liste des ingrédients.

Ici, un complément est une denrée alimentaire : et cela change tout

La Suisse réglemente les compléments alimentaires par le droit des denrées alimentaires (la loi et ses ordonnances, appliquées par l'OSAV). Conséquences concrètes : des doses maximales autorisées par nutriment, une liste fermée d'allégations de santé qu'une étiquette peut porter, des déclarations obligatoires, et des laboratoires cantonaux qui prélèvent et testent les produits sur le marché. Ce que vous lisez sur une étiquette suisse vient d'une liste autorisée, pas de l'imagination du service marketing.

La comparaison qui surprend : États-Unis et UE

Aux États-Unis, les compléments relèvent du DSHEA (1994) : les produits arrivent sur le marché sans approbation préalable, et c'est à la FDA de démontrer un danger après coup. Dans l'UE, les règles se rapprochent des nôtres, mais les doses maximales varient selon les pays : c'est pourquoi de nombreux produits allemands sont tout simplement interdits à la vente ici, comme nous l'avons détaillé dans pourquoi tant de compléments allemands ne peuvent pas être vendus en Suisse.

Ce que « Swiss made » exige légalement

Depuis la législation Swissness (en vigueur en 2017), le label est protégé : pour une denrée alimentaire, l'étape essentielle de transformation doit avoir lieu en Suisse, avec la part correspondante des coûts de production. Pour un complément, cela signifie la formulation et la fabrication réelles : pas seulement l'impression d'un drapeau sur le sachet. L'usage abusif du label est punissable.

Ce qu'aucun label ne garantit

L'origine ne dit rien des deux décisions qui font la valeur d'un complément : les formes de chaque nutriment et les doses par rapport aux plages utiles. Un produit Swiss made peut légalement contenir de l'oxyde de magnésium à dose symbolique. Les vérifications qui comptent sont les mêmes partout : lire la forme dans la liste des ingrédients, comparer la dose à la valeur de référence, regarder ce que la formule omet. Notre guide : pourquoi la forme de vos vitamines décide de tout.

Vérifier une marque suisse en deux minutes

Une adresse suisse avec une vraie rue, un numéro de lot, un contact joignable, et idéalement le nom de la personne qui formule. Puis la liste des ingrédients. Si une marque cache les formes de ses nutriments, le drapeau sur le devant fait le travail que l'étiquette devrait faire.

Où se situe nuho

base One est formulé et fabriqué en Suisse, par un formulateur qui signe de son nom, avec chaque forme écrite sur l'étiquette : folate en 5-MTHF, magnésium et zinc en citrates, sélénium en L-sélénométhionine : et avec les nutriments exclus expliqués aussi ouvertement que les inclus. C'est cela, selon nous, que « Swiss made » devrait vouloir dire dans cette catégorie.

FAQ

Le Swiss made est-il toujours meilleur ?

Non. Il garantit le cadre réglementaire et le lieu de fabrication, pas la qualité des choix de formulation. Un produit suisse aux formes médiocres existe ; l'étiquette permet de le voir.

Pourquoi un complément allemand peut-il être interdit en Suisse ?

Parce que les doses maximales suisses diffèrent de la pratique allemande. Un dosage légal en Allemagne peut dépasser le plafond suisse pour le même nutriment.

La loi suisse contrôle-t-elle ce qu'une étiquette peut affirmer ?

Oui. Les allégations de santé sur les denrées alimentaires se limitent à une liste autorisée ; attribuer des propriétés curatives à un complément est interdit.

DG
David Giovenco · Chercheur en Micronutrition · Président, Académie Internationale Francophone de Médecine Orthomoléculaire et Intégrative · Fondateur & Formulateur, nuho

Sources

Loi fédérale sur les denrées alimentaires (LDAl) et ordonnances · OSAV, compléments alimentaires · Législation Swissness (LPM, en vigueur 2017) · DSHEA 1994 (États-Unis).

Ces contenus sont publiés à titre informatif et ne remplacent pas un avis médical. Pour toute question de santé, adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien. Une imprécision s'est glissée dans cet article ? Signalez-la-nous : nous corrigeons et datons chaque mise à jour.

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